MusiquePlus – 2 heures de clips (1997)

En 1997, la meilleur chaîne télé diffusait 2 heures de clip de tout les styles du lundi au vendredi de 17h30 à 19h30. ÇA c’était MusiquePlus.

À cet époque, 95% de la programmation était originale et entièrement musicale. Sérieusement, y’a rien qui bat ça aujourd’hui.

C’était juste excellent! Le MusiquePlus des années 90 restera à jamais ma référence de bonne télé, avant-gardiste et intéressante.

Viens d’un Safarir de 1997.

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Musiquepluche (1998)

J’écoutais pas ça MusiquePluche. D’abords, parce que MusiquePlus n’était pas mon public cible puis parce que je trouvais ça ben trop weird et absurde. Je peux pas vraiment dire qu’est-ce qui se passait là-dedans, mais cependant, je peux dire que c’était une parodie en marionnette de la station.

C’est ça que jamais avec la station musicale de cette époque : ils ne se prenaient pas au sérieux et était très avant-gardistes. C’était aussi n’importe quoi!

Numérisé d’un Safarir de 1998.

Musimax – Le nouvel air de la télévision (1998)

Musimax entre en ondes en 1997. La chaîne est créée pour compléter MusiquePlus qui redirige son auditoire vers les 12-25 ans. Musimax se spécialise en musique contemporaine adulte et nostalgique, pendant que MusiquePlus se consacre à la musique actuelle et Top 40.

Qui ne se souvient pas de Musimax collection de 6h à 10h à tout les matins? Juste des vidéoclips.

Pub numérisée dans une revue de 1998.

VRAK.TV : Méchant canal ! (2000)

La mort de Canal Famille est annoncée! Un nouveau canal le remplacera le 2 Janvier 2001. En voyant les premières pubs passer on était bien intrigué par « Vrak TV ». Qu’est-ce que c’était ça? Ça paraissait ben cool. Ce l’était!

Avec le temps, la tonne d’émissions américaine nous ont fait regretter le Canal Famille. C’était tellement meilleur Canal Famille! Gloire à Canal Famille!! (tsé quand tu manque de diversité dans tes mots!)

Les pubs télé étaient cool. Y’avait la fille en haut que sa crème glacée fondait, puis le gars qui mangaient son spaguetti. Ben, il le mangeait pas vraiment puisqu’il coulait toute sur ses jambes.

Numérisée d’un Safarir de 2000.

Un DVD dans le magnétoscope

Article numérisé dans une revue de 1998. Le lecteur DVD était alors la toute nouvelle invention de l’heure. Pour le noble prix de 1400$ vous pouviez mettre la main sur ce « liseur de films sur CD ».

Coup de coeur télé – A10 – Radio-Canada

Bon, je sais qu’à l’ouverture de la dump, j’avais dit que j’allais jamais mettre de texte d’opinions, de critiques ou d’essais, mais là je me sent inspiré et comme j’ai un blog, ben je me suis dit que c’était un bon moyen pour faire passer le mesage. En tout cas, si vous êtes pas content, cliquez sur un autre lien.

Je vais le tour des chaînes de télé québécoise pour parler des mes coups de cœur télé de cet automne, considérant que la saison télé est pas mal terminée. Puis, pour ne pas perdre ce que j’ai appris dans mes études en télévision, je vais faire une analyse expliquant le succès de l’émission et pourquoi elle n’a pas fonctionné. Mon premier article se consacrera à la télévision d’état, parce que j’ai remarqué que j’ai beaucoup trop de contenu à dire!

Les enfants de la télé :

Un des phénomènes populaires ces jours-ci à la télé québécoise est les émissions d’archives. L’émission frappe pile dans ce qui rassemble les québécois en présentant des archives de la société d’état à heure de grand écoute. Les enfants de la télé est un concept français. L’animatrice et son co-animateur reçoivent des invités et leur montre des archives dans lesquels ils sont présents ou tout autre archives qui ont été peu ou pas populaire dans les années antérieures. Tout ça, dans un ton décontracté laissant toute la place l’humour. Véronique Cloutier joue le rôle de l’animatrice – je dit le rôle parce qu’elle participe et est visée par les archives autant que les invités sur le plateau – et Antoine Bertrand est le co-animateur, un peu à la manière du fou du roi de Tout le monde en parle.

Les enfants de la télé. (Crédit photo © Radio-Canada)

Ce qui m’a accroché à l’émission est le sujet, les archives télévisuelle, parce que en tant que maniaque de télévision, l’émission est direct dans mes goûts mais aussi l’auto-dérision des artistes et le ton léger de l’émission. Après une grosse journée de Cégep, ou de travail, c’était une excellente émission pour se relaxer. J’ai bien aimé aussi le fait que les archives ne provenaient pas seulement de Radio-Canada. Voir des archives de feu TQS fut un véritable plaisir!

D’un point de vu plus critique, beaucoup ont reproché à Antoine de revenir toujours sur le même genre de blagues plus ou moins grossière. Il est vrai que parfois ça pouvait devenir redondant, je parle ici des blagues où il essais d’embrasser un invité ou des blagues à connotation sexuelle, mais dans l’ensemble, il fait un excellent travail comme co-animateur et ses propos sont toujours adaptés à l’archive. Durant la saison, le nombre d’invités est aussi passé de 4 à 3. Ce fut un excellent changement de  leur part, parce qu’avec 4 invités on sentais beaucoup le montage et on avait l’impression que beaucoup de bonnes blagues étaient coupés.

Une raison qui explique le succès de l’émission est la bonne chimie que les invités et l’animatrice ont sur le plateau. Les fous rires sont nombreux et on voit vraiment qu’ils ont beaucoup de plaisir à tourner une émission comme celle-là. De plus, la présence de Véronique Cloutier sur Twitter pendant l’émission qui ajoute des anecdotes ou des informations coupées au montage, renforce les liens avec son public ce qui contribue grandement au succès de l’émission.

La seule reproche que j’ai à faire à l’émission est qu’elle n’est pas assez longue! En effet, une format de 90 minutes serait beaucoup plus approprié pour l’émission, un peu comme nos cousins Français font depuis maintenant 10 ans. L’émission passe beaucoup trop vite. La dernière émission avant les fêtes durait 90 minutes et on a vraiment eu l’impression d’en avoir pour notre faim.

L’émission n’aurait probablement pas eu autant de succès sur une autre chaîne ou à une autre heure. Le mercredi à 20h à Radio-Canada, c’était la case-horaire parfaite pour l’émission. Pourquoi Radio-Canada? Tout simplement parce qu’il y a beaucoup d’archives juste à Radio-Canada et en masse de matériel pour plusieurs saison.

Les rescapés :

Les rescapés raconte l’histoire d’une famille québécoise typique de 1964 qui est parachutée en 2010 suite à un phénomène inexpliqué. Les intrigues de la série fantastique se situent autour des péripéties de la famille à notre époque mais aussi à faire le point sur ce qui a amener la famille Boivin à voyager dans le temps jusqu’en 2010.

Les rescapés. (Crédit photo © Mysterieux Etonnant.com)

Ce qui m’a accroché dans la série est le voyage dans le temps. J’ai toujours aimé lorsqu’il est question de voyage dans le temps. De plus, dans cette série, il y a aussi une bonne partie d’enquête policière non-négligeable, ce qui arrive directement dans mes goût.

La télé-série Les rescapés a eu sa passe de questionnement sur sa crédibilité. Plusieurs personnes ont relevé les anachronismes. On a aussi beaucoup remis en question le texte et la pertinence de la série. Il est vrai que le directeur artistique a peut-être laissé passer quelques petites erreurs ici et là, mais seul un oeil averti pouvait relever les anachronismes.

Le principal défaut de la série fantastique est le texte. À l’origine, la série devait durer 30 minutes, mais on a décidé de la faire durer 60 minutes pour pouvoir remplir la case horaire du mardi de 21h à 22h. En écoutant la série, on a bien vu qu’il y avait beaucoup de remplissage de temps, puisque le rythme était très lent. On attendais souvent longtemps avant que l’intrigue avance et on se retrouvait bien souvent au travers de scènes plus ou moins pertinentes.  Un autre problème avec le texte, c’est l’abondance de personnages. Il y avait beaucoup trop de personnage et on venait qu’à se perdre dans tout ça. Presque un nouveau personnage par semaine et on ne développait pas beaucoup sur ces nouveaux personnages. Souvent, ce n’était que du soutient. L’intrigue était déjà assez compliquée à la base, que le fait d’ajouter plus de personnage en a mêlé plusieurs.

Dans l’ensemble, on avait toujours hâte de voir qu’est-ce qui allait arriver à la famille des années 60 à notre époque. On pouvait difficilement décrocher, car bien souvent on avait l’action ainsi que le but principal de l’épisode quelques minutes avant la fin ce qui nous forçait à attendre la semaine suivante pour savoir qu’est-ce qui allait se passer. Là-dessus, la série est passé maître à faire rager ses fidèles téléspectateurs à chaque semaines, et ça c’est une qualité pour une bonne série!

3600 secondes d’extases

Je ne ferai pas une grosse analyse sur l’émission. Juste passer un petit mot bien rapidement, puisque j’ai commencé à être fidèle à l’émission à partir de l’automne. La case horaire du samedi soir ne me rejoignait pas durant les dernières saison. Je crois que ça fut une bonne idée de déplacer l’émission le jeudi soir. Probablement qu’à 20h, l’émission aurait fait de meilleures côtes d’écoute, tout juste après Informan.

3600 secondes d’extases est une émission inégale. Il y a des semaine, je riait beaucoup, tandis que d’autres semaines, je trouvais le temps long et je trouvais ça vraiment pas drôle.  La seule reproche que j’aurais à faire à l’émission c’est de mieux balancer le contenu. C’est peut-être moi aussi.